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12 mai 2017 | Catégorie : Actualités

Le mercredi 21 décembre 2016, un arrête du Préfet nommait Veolia en tant que concessionnaire général de la plage de la Baule. Cette privatisation d’une partie de la plage par un groupe est une première en France. 

 


Le groupe Veolia a lancé un processus de privatisation de près de 5,5 km de plage. Veolia était le seul candidat à souhaiter gérer la plage de la Baule. Le contrat a été signé mi-décembre avec l’Etat pour une durée de 12 ans, provoquant la colère des commerçants.

Cette privatisation est une conséquence du décret plage de 2006. Ce décret vise à réglementer l’accès aux plage et leur occupation commerciale en permettant à l’Etat, propriétaire du domaine maritime public, de concéder la gestion des plages. Le décret tolère les structures commerciales à la condition que ces dernières soient démontables en fin de saison, que le libre accès à la mer soit préservé et que 80% de la surface totale de la plage soit exempte d’installations dans le but de lutter contre la privatisation du littoral.
Non appliqué jusqu’en 2014, le décret avait été poussé par la préfecture après la tempête de 2014. Le 1er janvier de cette année, des vents violents conjugués avec une grande marée avaient détruit les installations balnéaires de la côte et la zone avait été déclarée en état de catastrophe naturelle.


Aujourd’hui il s’agit de 35 bars, restaurants, clubs de plage et clubs de voile qui seront touchés par cette privatisation. Ces établissements de plage emploient 30 à 50 permanents et 500 saisonniers pour un chiffre d’affaires d’environ 8,5 millions d’euros. Les bâtiments de ces établissements sont actuellement construits en dur sur la grève de la station balnéaire, mais ils devront être rasés et remplacés par des structures démontables au style standardisé pour un coût allant de 200 000 à 700 000 euros par an.

Selon l’association « La plage, coeur de La Baule » qui lutte contre cette concession, le groupe collectera un total annuel de redevances de 452 000 euros la première année, puis jusqu’à 805 000 euros pour la quatrième saison. Le groupe français devra verser 150 000 euros puis 177 000 euros chaque année à l’Etat. Le groupe est en charge de la rénovation des accès, des toilettes publiques et du nettoyage de la plage.

Yves Métaireau, maire de la ville de La Baule, souligne quant à lui que l’inquiétude des professionnels de la plage sur une forte majoration des redevances n’est pas fondée puisque la ville négociera avec Veolia pour prendre en charge une partie du nettoyage de la plage. 

 


Sarah VAUCHELET

 

Sources : 

http://www.lepoint.fr/economie/la-baule-veolia-s-offre-la-plage-11-05-2017-2126594_28.php
http://www.europe1.fr/societe/veolia-privatise-la-plage-de-la-baule-et-provoque-la-colere-des-habitants-3326681 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/la-baule-la-plage-privatisee-11-05-2017-11507840.php
http://www.kernews.com/le-maire-de-la-baule-explique-pourquoi-lapplication-du-decret-plage-rend-impossible-la-gestion-de-la-plage-par-la-commune/4374/
http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/la-baule-veolia-privatise-la-plage-et-provoque-la-colere-des-habitants_2186525.html

 

 

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