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12 février 2015 | Catégorie : Société

 

Les jardins suspendus, murs végétalisés et jardins sur toit sont de plus en plus fréquents dans les villes, encouragés dans le contexte de l'écologie urbaine. 

"Mais il ne faut pas confondre immeuble végétalisé et immobilier vert", précise Ingrid Nappi-Choulet, professeur titulaire de la chaire immobilier et développement durable à l’ESSEC Business School. "L’immobilier vert concerne les bâtiments répondant à différentes normes écologiques. Les immeubles verts, ou végétalisés, sont ceux qui intègrent des éléments végétaux sur les toits ou les murs."

Car comme l’explique le cabinet d’architecture d’Édouard François, spécialisé dans ce type de construction : "Si certaines infrastructures vertes permettent des économies d’énergies, ce n’est pas une règle absolue."

 

DES PLANTES POUR UNE MEILLEURE ISOLATION

L’installation d’un espace vert permet, le plus souvent, de préserver les bâtiments contre la poussière et offre un plus grand confort thermique et acoustique pour les résidents. Selon l’installation, il est possible, grâce aux plantes, de réaliser des économies d’énergies sur le chauffage en hiver et la climatisation en été.

L’impact social est quant à lui réel : "Cela permet de créer du lien entre les gens. Ils ont tout de suite un sujet de conversation en commun et respectent davantage les lieux. Nous constatons moins de dégradations dans ces immeubles-là", assure le cabinet d’architecture d’Édouard François.

 

 

PARIS, VILLE VERTE ?

Avec le développement des éco-quartiers, toutes les villes voient sortir du sol de grandes tours vertes. Paris fait figure de chef de file. La capitale compte près de 5.6 hectares de toitures végétalisées et 9200 m² de façades vertes (soit 118 murs). L’objectif de la municipalité est d’atteindre les 100 hectares, toutes surfaces confondues, à l’horizon 2020. Plantes grimpantes placées dans des bacs aux pieds des bâtiments, structures hors-sol, équipées d’un arrosage automatique avec diffuseurs d’engrais… Les installations varient d’un arrondissement à l’autre.

Le verdissement de la ville devrait se poursuivre rapidement. Un appel à proposition baptisé "du vert près de chez moi", permettait aux habitants de signaler les espaces pouvant être aménagés. 1500 suggestions ont été envoyées. 513 sont jugées "techniquement réalisables", selon la mairie. Les Parisiens semblent concernés par cette problématique. Lors du vote du budget participatif, la proposition "des jardins sur les murs" est arrivée en tête.

 

 

DES IMMEUBLES PLUS CHERS QUE LES AUTRES

Cependant, le rêve de voir une ville entièrement recouverte de verdure à un coût. C’est ce qu’expliquait Véronique Dham, présidente de Gondwana Biodiversity Development, une société de conseil sur la biodiversité, lors d’une conférence en octobre dernier sur les immeubles végétalisés : "Les spécialistes estiment qu’une toiture végétalisée coûte 4 à 5 fois plus cher qu’une toiture classique. Tout dépend bien sûr du type de végétalisation choisi."

Les projets voulus par les entreprises ou les villes sont bien souvent "des réalisations fastueuses" qui s’avèrent être coûteuses. "Un simple mur en lierre ne dégrade pas le mur, contrairement aux idées reçues, pourvu qu’il soit installé correctement. Ces investissements sont générateurs d’économies et d’avantages durables au niveau de l’immeuble", indique-t-elle.

 

 

Ludovic Clerima © Explorimmo 

Crédit photo : JARDINS D ANFA ©Maison Edouard Francois

 

 

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